


















Vargas raconte la tragédie causée par un glissement de terrain en 1999 au Venezuela.
Les chapitres débutent de manière organisée, puis subtilement, se déconstruisent, jusqu’au chaos. Le but est de faire ressentir au lecteur les informations de manière symbolique. S’en suit alors la partie centrale, sur papier teinté. Celle-ci est un cahier contenant les noms des quelques 29’000 victimes. La reliure dénudée laisse apparaître une tranche colorée, sur le dos du livre. Ceci a pour but, dans la collection des grandes catastrophes, de montrer quelles sont les catastrophes les plus violentes. L’ultime partie du livre traite de la reconstruction du pays. Les éléments informatifs sont dans un premier temps triés hiérarchiquement, puis replacés selon les canons de l’édition. L’objet présente des cahiers de différentes largeurs, comme s’il avait lui-même subi un glissement. Le titre, quant à lui, est mystérieux. Pour avoir davantage d’informations, le lecteur doit détacher la partie inférieure de la couverture qui recèle l’annonce officielle de la catastrophe.
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Edition, ECAL 2012 :
18 × 24 cm, hardcover, 256 pages.